dimanche 31 octobre 2010

Ho ho ho, eau H2O !


Eau liquide
Eau solide,
Eau cristaux
Oh ! H2O !


Eau festons


Eau sillons


Droit eau coeur, eau émotion ! 


Eau givrée

 
Eau Catarinetta bella chix chix...
Décidément cette histoire prend l'eau !

mercredi 27 octobre 2010

dimanche 24 octobre 2010

Hello Kitty : nouvel avatar...

Exclu mondiale du "Clairon de l’Oisans". Une fois de plus, la si lisse Hello Kitty trompe son monde en beauté ! Elle donnerait en effet à fond dans le SM où elle officierait sous le pseudo de Maîtresse Rutabaga, la première à être certifiée 100 % bio, élevée au bon grain, à l'air libre et au gros rouge qui tache.


Une fois revêtue de son costume, Maîtresse Rutabaga est méconnaissable : Harnais en cuir, fouet, tondeuse à gazon, pelle à neige et tout le tintouin lui donnent un air sauvage, habité par une étincelle de lubricité dans un oeil qui a d'habitude l'éclat de celui d'une méduse. Quant à l'autre, on le cherche encore.

Au fin fond de l’Oisans, le donjon d'altitude de Maîtresse Rutabaga ne désemplirait pas et il se murmure que le ban et l'arrière ban de la jet set mondiale viendrait s'y encanailler, friande du côté terroir montagnard et raffinement français de la gaudriole prodiguée.

Tout a commencé par le ballet inhabituel de grandes limousines noires enfoncées dans la neige jusqu'à l'essieu vers le col de Sarenne. La rumeur est parvenue jusqu'aux aux oreilles de Titus Laflègère, correspondant au "Clairon", qui n'en demandait pas tant. Son flair infaillible lui disait qu'il le tenait enfin le scoop qui le propulserait au firmament des grands reporters.

Titus décida de planquer et après quelques minutes, une Renault française 14 française s'engagea sur la petite route menant au donjon. Bien sûr elle s'embourba et la personne qui en descendit laissa notre reporter pantois. Mais oui ! c'est Jean-Pierre français Pernaud français qui vient se donner du bon temps!


Extrait :

Maîtresse Rutabaga : Alors ma lopette, tu me la chaines français cette voiture ?
Jean Pierre Pernaud : Oui...
MR : Oui qui, limace ?
JPP : Oui Hello Kitty.
MR : Non mais tu te crois sur TF1 pauv'andouille !!! Pas de nom ici !!!!
JPP : Pardonne moi Maîtresse Rutabaga. Comment pourrais-je encore mériter ton amour français ?
MR : A poil dans la neige. De la neige bien française. Tu devrais aimer !!!!
JPP  : Oh oui Maîtresse Rutabaga, ça me fait froid à mes roubignoles françaises...
MR : C'est mieux qu'au 13 heures, hein, avoue !! Après ça tu iras me dégermer 250 kg de patates françaises avec les dents.
JPP : Tout ce que tu voudras Maîtresse Rutabaga. Je les mange les germes français ? Hein, dis Maîtresse, je peux ?
MR : Hors de question ! Je les garde pour mes cochons !
JPP : Mais je ne suis plus ton petit cochon rose français Maîtresse Rutabaga ?
MR : Naan microbe !
JPP : Rhâââââ lovely Maîtresse, tu es françaisement cruelle. Encore !


samedi 16 octobre 2010

Après le "boys band", le "prêtres bandent" ou les chrétiens des Alpes


Vous n'avez pas pu rater ça. Depuis des mois, TF1 nous les brise menu façon puzzle avec sa dernière trouvaille, je veux parler du trio infernal "les prêtres". On a droit à la totale : marketing ultra agressif, promotion rouleau compresseur, multidiffusion du clip aux heures de plus grande écoute... La TF1 panzer division a bien réussi son coup puisque la tournée s'annonce triomphale et le disque  n° 1 des ventes... C'est comme André Rieux pour la musique classique, ça fait vraiment mal par où ça passe.

Voir ces trois curés nous bêler à tue tête la sarabande de Haendel me donne effectivement des aigreurs d'estomac. Autant elle est merveilleuse dans le film "Barry Lindon" du Génial Kubrik, autant là, pitié ! Pourquoi tant de haine Saigneur ?


Le Saigneur en remet d'ailleurs une sacrée couche avec le clip mystico-religioso-débile qui fait passer "Da Vinci Code" pour le dernier des nanards (ce qui n'est vraiment pas difficile, soit dit en passant). Dans une ambiance digne d'un mauvais clip de Mylène Farmer, on a droit à tous les poncifs du genre : moines du Moyen-Age encapuchonnés, scènes de tristesse et de liesse, nos curés dans la neige, le tout sur fond d'images de sommets blancs (où il fait un vent à décorner les boeufs) et de clochers romans-lombards du Gapençais.

Parce que oui, "les prêtres" sont originaires de Gap, diocèse de Monseigneur Di Falco, grand communicateur bling bling de l'Eglise de France et a qui a commis ça. D'ailleurs, on le voit en prière, disons en extase plutôt, bras ouverts pour mieux accueillir les €uros de cette juteuse opération qui tombent dru.
Cette histoire me laisse un drôle de goût dans la bouche. Monseigneur a annoncé que les bénéfices de l'opération iraient à la construction d'une école à Madagascar (laprovence.com, 25 avril 2010). Si oui je trouve qu'on est tombé au degré zéro du charity business tellement c'est puant commercialement parlant. Alors, opération de communication ? Il semble aussi que oui. Mais on en demandait pas tant parce que là, l'Eglise est passée en mode supersonique du néanderthalien au néant intellectuel sauce TF1. Et puis, si elle veut communiquer moderne, pourquoi diable utiliser le latin ? Mystère...

Et puisque les théories du complot ont la cote, vous ne trouvez pas ce timing un peu bizarre ? Le petit Nicolas a fortement déçu l'électorat catholique qui le lui fait cher payer. Aujourd'hui en pleine reconquête et par la même occasion en pleine chasse sur les terres frontistes, pouf ! On nous sort du chapeau les curés bêlants. Et pour couronner le tout, la campagne promo recommence pile au moment ou le Pape reçoit le petit Nicolas, qui soit dit en passant à la même taille que lui ! Alors de trois choses l'une :

- TF1 et Monseigneur Di Falco ont réalisé une très belle opération commerciale
- "Spiritus Dei" n'est que l'instrument d'une reconquête politique de l'électorat catholique
- Monseigneur Di Falco est un génie du business et du marketing, opportuniste au possible.

Et la foi dans tout ça ?

Eh bien elle était sur Arte, qui a diffusé tout récemment "le Grand silence", du cinéaste allemand Philip Gröning. Celui-ci a mis 16 ans avant que sa caméra ne soit acceptée au sein de la communauté des moines de la Grande Charteuse. Et encore, à la condition expresse de respecter strictement la règle de Saint Bruno, à savoir silence absolu.


Et pourtant ce silence est riche de la foi incroyable de ces pères Chartreux comme des petits bruits de la vie quotidienne. Le crissement des ciseaux coupant la toile de laine, la neige qui tombe, un courant d'air le long d'un immense couloir, deux doigts qui trempent dans l'eau bénite du bénitier...

Entre les pères Chartreux et le trio mugissant, l'écart est intergalactique. Appartiennent-ils seulement à la même Eglise ? J'ai beau essayer d'être le plus moderne possible, je ne comprends pas la démarche de Monseigneur Di Falco. Pourquoi choisir du médiocre pour attirer le fidèle alors que la mission de notre communicant serait au contraire d'élever nos pauvres âmes ?

Bref, à trop fricoter avec les marchands du temple, je trouve qu'il s'est méchamment pris les pieds dans le tapis. Bon c'est pas le tout ça mais j'ai du silence à écouter.

dimanche 10 octobre 2010

jeudi 7 octobre 2010

Le petit nous fait encore une crise d'aware....

 
L'autre jour, je ferraillais en cours avec le concept de la méthode structuro-globale audio visuelle d'enseignement du Français quand tout à coup, une grosse crise d'aware m'est tombée sur le paletot sans crier gare. Ni locomotive. Ni même wagon d'ailleurs...
 
 
Donc, tout en décortiquant les sens possibles de phrases toutes simples comme "La table de jardin" ou "Il ne me téléphone plus", l'ami Vandamme m'est apparu comme le messie dans un grand halo rose  Barbara Cartland pour m'emmener dans les limbes de l'aware... 4, 3, 2, 1, 0 and lift off (lifting pour Barbara...) ! Paramètres nominaux et injection en orbite de transfert.  Et là je me suis retrouvé dans la nébuleuse de tous ces concepts, fasciné par la somme du savoir déjà contenu dans ces deux petits exemples. Plus loin, en consultant la colossale bibliographie qu'on nous a gentiment donnée, j'ai pris le vertige en imaginant le volume de savoir qu'un chercheur est capable de produire....

Main dans la main avec Jean-Claude sur l'avenue de la physique quantique, je me suis demandé subitement ce que pourrait bien représenter le savoir humain dans son entier... Par définition, celui-ci devrait être fini mais comme répondre à une question en soulève toujours des tas d'autres, est-ce qu'il ne porte pas en lui les germes de sa propre infinité ? Moi ça me fait penser aux fractales, ces images où le même motif se répète un nombre incalculable de fois pour créer de magnifiques figures psychédéliques. Je sais que je vais faire hurler les matheux, mais si on peut répéter ce motif un nombre infini de fois dans un espace fini, est-ce qu'on pourrait dire que l'infini est contenu dans le fini ? Là je suis bon pour le bûcher ou la médaille Fields !

 











  

Mais revenons à notre savoir. A Washington, la bibliothèque du Congrès Américain, la plus grande du monde, ne compte pas moins de :
  • 32,2 millions de livres et autres imprimés (2 fois les réserves de la Bibliothèque Nationale de France)
  • 61,4 millions de manuscrits
  • 12,5 millions de photographies
  • 5,3 millions de plans et de cartes
  • 5,5 millions de disques
le tout rangé sur 850 km de rayonnages... Ca donne le vertige hein ? Oui parce qu'il faut que je vous dise, les archives ça se comptabilise en mètres de rayonnage.


Pour des esprits affûtés comme les vôtres, déterminer la totalité du savoir terrien devrait être simple : sachant que la Bibliothèque du Congrès a sur ses étagères x % du dit savoir qui remplit 850 km de rayonnages, une règle de trois et hop, l'affaire est dans le sac. Le seul hic c'est qu'on ne connaît pas x ! Alors à vous de jouer. D'après vous, faudrait-il 1238, 3915 ou 10127 km d'étagères ?

Pour aller plus loin dans la démarche (Jean-Claude tient une forme Olympique aujourd'hui !), pourquoi ne pas embaucher les traders, dictateurs, emmerdeurs et autres cons pour une grande mission de recensement des savoirs ? Le tout serait bien sûr déposé dans une Grande Bibliothèque Universelle située au pôle sud, hors de toute territorialité.

C'est vrai quoi, à l'allure à laquelle les astronomes découvrent des planètes aux caractéristiques similaires à la terre et susceptibles d'héberger la vie, mieux vaut montrer que le jour où  le Roi Ubu 1er, en provenance directe de SFGR-1980-Z pour nous rendre une petite visite de politesse,  nous avons un tant soit peu réfléchi à la question malgré notre air con et notre vue basse.

Bon, c'est pas le tout ça mais Jean-Claude est garé en double file...

jeudi 30 septembre 2010

Viens poupoule, viens poupoule...


Petits gribouillis du dimanche après midi...






vendredi 24 septembre 2010

A vos roulettes les Uissans !!


Il s'en passe de belles avenues des Allobroges à Dijon ! Des petits plaisantins s'amusent à faire flasher inutilement un pauvre radar qui n'a rien demandé. Bel état d'esprit que de gaspiller ainsi l'argent du contribuable, car qui paye le timbre pour envoyer l'amende, hein ? je vous le demande.

Ceci dit j'aimerais être une mouche pour voir la tête de l'officier de police en train de traiter la photo sur son ordinateur. Faut-il verbaliser, laisser pisser le Mérinos ou expulser tout ce petit monde vers la planète des loques ? Et là, même pas d'oukase sarkosiesque rédigé à la mords-moi-le-noeud et annoncé à grand renfort de coups médiatiques pour dire quoi faire à l'hôte de la maison Poulaga !


 


Ces petits plaisantins font des prouesses sur leur pente ridicule. Alors habitants de l'Oisans, à vos skis à roulettes, à vos vtt,  montrons à ces amateurs bourguignons qui maîtrise le mieux la pente ! Montjoie ! Saint Denis !

mercredi 22 septembre 2010

Eh bien dansez maintenant !

 


Menuet impromptu sur quai de gare

dimanche 19 septembre 2010

Rest in peace...


Bouh... vous allez me manquer.


RIP



jeudi 16 septembre 2010

Sainte Télé...


Comme au loto, 100 % des gens qui se plaignent amèrement de notre télévision restent malgré tout scotchés devant leur écran. Je sais de quoi je parle, je fais pareil. Et que celui qui n'a jamais fait le légume devant une daube de TF1 (un doux euphémisme...) me jette la première pierre, mais je porterai quand même un casque, on n'est jamais trop prudent...

J'ai la télé numérique depuis quelques jours (eh oui, comme quoi tout arrive...) et naturellement je zappe pour découvrir ces nouvelles chaînes dont j'étais privé. Au programme, Arte en HD (une qualité d'image époustouflante), le bouquet France Télévisions mais aussi des merdes style WT9, NT1 qui décrochent le pompon. Je suis d'ailleurs tombé sur une pâle copie de l'émission américaine de Jerry Springer où des gens viennent régler leurs différents familiaux en direct. Plus ça s'injurie, plus ça se castagne, plus "l'animateur" en rajoute, tout ça pour le plus grand plaisir d'un public dont le QI total ne doit pas dépasser celui d'une huître atteinte de mononucléose aigüe. Et là en plus, ce sont des acteurs qui "jouent" le rôle des protagonistes des conflits. Alors, à quoi sert de produire ça si tout est truqué et que l'on est privé de notre plaisir pervers de voyeur ?

Bref, assez bavassé. Il y a quand même de vraies pépites dans cette logorrhée générale et je trouve que France 2 frappe très fort avec ses "Taratata", "Voyage en terre inconnue", "Thé ou café" ou... "la Boîte à musique" de Jean-François Zygel. Là c'est que du bonheur. Un sujet parfois aride, la musique classique, est expliqué avec une telle intelligence du coeur et un tel sens de la pédagogie que tout devient simple, limpide et merveilleux.

Zygel pousse le bouchon vraiment très loin mais avec un talent rare, si bien que même un tube de Haendel "massacré" façon jazzy ou un classique de Michel Delpech revisité façon baroque par un contre alto se boivent comme du petit lait. On en redemande ! One more time ! One more time !!




Et que penser de cette prière chantée par Grégoire avec la voix incroyable de Philippe Jaroussky... un truc à choper la foi ?



Mais notre ami Zygel ne s'arrête pas en si bon chemin. Les artistes de variété ont toute leur place sur son plateau et il arrive toujours à en tirer la quintessence. Il est suffisamment rare de voir des chanteurs ne pas être verrouillés dans le cadre de leur promo pour que j'applaudisse des trois mains. Ainsi, Anggun, dont je ne suis pas le plus grand fan a ENFIN chanté en Indonésien, sa langue natale. Un grand moment

 

Et que dire de Lara Fabian interprétant la Traviata ? Grâce à Jean-François Zygel j'ai découvert ahuri que ce n'est pas forcément le singe hurleur que l'on a vu à longueur d'émissions, mais une vraie chanteuse. Mince, la Traviata ce n'est pas n'importe quoi quand même, faut s'y coller !

 

En ces temps où il est de bon ton de le dézinguer (le petit Nicolas ne veut-il pas la tête de certains de ses animateurs ?), le service public s'en sort bien je trouve. N'en déplaise aux chantres du parisianisme cultureux ou aux adeptes du commercial à tout crin, populaire, culturel et qualité font bon ménage pour peu que l'on ait le cran de produire ce type d'émission. D'ailleurs je n'ai pas pris l'abonnement Télé d'Orange (plus de 200 chaînes pour quoi faire ?) car je suis persuadé que plus il y en a, plus on zappe et moins on est attentif à ce qu'on regarde.

Bon, c'est pas le tout, mais c'est que j'ai mon épisode des "Feux de l'amour" sur le gaz...

mardi 7 septembre 2010

Dieu fume trop


Lorsque le grand Serge et la froide Catherine exhalaient à l'unisson "Dieu est un fumeur de Havane", l'image qui me venait alors à l'esprit était un boss dans son bureau un vendredi en fin d'après-midi, les pieds sur le bureau et un barreau de chaise entre les dents. A chaque volute, Dieu, béat, ne se lassait pas d'admirer la courbe de production hebdomadaire d'âmes. Tout baignait, était parfait dans le meilleur des mondes possibles.

D'ailleurs une de ses dernières campagnes marketing, la chanson "Allelujah" interprétée par la toujours aussi mythique Annie Lennox, avait fait grand bruit dans le landerneau des panthéons planétaires. Allah, Bouddha et autres déités possibles et imaginables en étaient d'ailleurs verts de jalousie.

Mais tout est-il si parfait ? Eh bien je me le demande vraiment. A force d'attirer les chiens, les gosses et les emmerdes avec une opiniâtreté et une constance qui forcent l'admiration de tous, je me demande si je ne fais pas partie d'une série avec un défaut de conception rédhibitoire ou si le Boss ne m'a pas un peu oublié. A deux occasions dans ma vie j'ai réellement et vitalement eu besoin de sa main secourable. Eh bien rien, nada, nix. Silence assourdissant sur toute la ligne. Non assistance à personne en danger. 

A moins qu'il ait fait une faillite frauduleuse, je trouve le service après vente de la maison Dieu & Fils inexistant, digne de Pôle Emploi (Et c'est pas peu dire...). Et qu'on ne vienne pas me dire que je n'ai pas appelé la bonne hot line ou que je ne suis pas allé sur le bon site web, l'argument est vraiment trop facile pour botter en touche.

Visiblement je ne suis pas le seul à douter fortement. Annie Lennox en personne émet aussi de sérieuses réserves. Ecoutez plutôt.

 

Oh Dieu

Oh Dieu
Où es-tu maintenant ?
Et que vas-tu faire 
Du bazar que j'ai mis ?
S'il y avait une âme à sauver
Ce serait la mienne
Ce serait la mienne

Cher Dieu
Oh comment puis-je survivre
Ferai-je la chute, le grand saut
Quand il n'y a plus que ça
Je regarde dans l'abime
Où tu n'existes pas
Tu n'existes pas

Mais si tu m'entends
Si tu me vois
Je sais que je ne peux pas être aussi forte
Parce ce que tout ce que j'ai jamais fait est un échec
Tout ce que j'ai jamais fait est un échec

Oh Dieu
Que fais-je maintenant
J'espère que tu comprendras
Partie et tout cassé
Que si quelqu'un a besoin d'une main secourable
C'est maintenant
C'est maintenant

Edifiant non ? Avec incroyablement plus de talent, elle exprime exactement ce que je ressens face au vide découvert quand le Boss, visiblement trop occupé ou peu disposé à répondre à mes appels au secours est resté muet. Je me suis vraiment demandé ce que j'avais foiré dans ma demande malgré le formulaire A-431-213-Z consciencieusement rempli et toutes les pièces demandées fournies.

Le Boss est censé avoir toujours raison. J'ai peut-être alors été victime du dogmatisme de ses cadres qui n'ont pas jugé ma candidature valable ? Pourtant la maison Dieu & Fils est leader mondial sur le marché d'Agapé, produit miracle sensé être adapté à tous, terrestres comme extra terrestres. Vous vous rendez compte, un marché en croissance infinie ! C'est-y pas Byzance ?

Bref, après avoir testé la maison Dieu & Fils, je trouve que le Boss est un fumeux fumiste qui se prend les pieds dans le tapis des volutes de fumée de son cigare. Et un escroc.

samedi 28 août 2010

Kafka peut reprendre sa pelle et son seau...

Chacun d'entre nous a vécu un jour une situation kafkaïenne, une de ces situations sans queue ni tête, absurde au possible et d'où tout bon sens est banni. Eh bien on est allé plus loin dans l'horreur (c'est possible !) avec la situation Pôle Emploïenne. Face à ça, Kafka peut seulement reprendre sa pelle et son seau et aller faire des pâtés de sable.


Alors que son public est constitué de gens en pleine précarité, Pôle Emploi est paradoxalement la plus inhumaine des administrations. Il dépense des montagnes d'énergie et des trésors d'imagination pour NE PAS être en contact avec le chômeur. Et en plus ce chômeur a parfois l'idée saugrenue d'avoir une situation personnelle qui ne rentre pas forcément dans les cases. Quel emmerdeur !

Devant la complexité de son dossier d'inscription et le type même de pièces justificatives à fournir, le chômeur a forcément des questions (rappelez-vous, sa situation ne rentre jamais dans les cases !) et des besoins d'information complémentaire. Et bien c'est là où Pôle Emploi fait fort. Il a inventé le web 2573.0 ! Les locaux du monstre proposent une interface de page internet d'accueil  incroyable : une femme en relief dont l'hologramme est tellement réussi qu'elle en paraît vivante ! Bon par contre, la synthèse vocale n'a pas l'air trop au point puisqu'on entend systématiquement "Appelez le 3949". On beau insister, dire qu'on déjà composé le 3949, rien n'y fait. "Je ne peux pas accéder à votre dossier, appelez le 3949".


C'est là qu'on se sent seul. Et c'est là q'un employé (oui, aux dernières nouvelles, Pôle Emploi emploierait des humains) traverse l'espace d'accueil le nez dans ses papiers, l'air très affairé, des fois qu'un chômeur lui adresse la parole. Ach mein Gott ! Vade retro Satanas !

Comment faire alors quand on a besoin d'un renseignement qui n'est ni dans le 3949, ni dans le site internet de Pôle Emploi ? Eh bien on prend son courage et sa patience à bras le corps et on s'adresse à la page web de la femme vivante en relief. Et c'est là que le néologisme "Pôle Emploïen" prend tout son sens...

"Bonjour madame, j'ai besoin de tel renseignement
- Appelez le 3949
-Je viens de le faire mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais
- Allez sur le site de Pôle Emploi
- J'y suis allé aussi et si je suis descendu spécialement de Bourg d'Oisans c'est que l'info que je cherche n'y est pas.
- Appelez le 3949
- Je vais vous expliquer ma situation, vous me direz qui peut me renseigner

j'explique ma situation calmement, le plus clairement possible

- Je ne peux pas vous donner les infos, je n'ai pas accès à votre dossier
- Qui a accès alors ?
- Un conseiller. Il faut prendre rendez-vous mais il y a un mois d'attente

Je commence à perdre patience et je me dis que j'aurais mon info maintenant

- Ecoutez madame, j'ai besoin de cette info et je ne bougerais pas d'ici tant que je ne l'aurai pas
- Appelez le 3949
- Je vous ai déjà dit que je l'ait fait sans succès. Mais moi je ne bougerai pas. J'ai mon sac de couchage dans la voiture et je suis près à dormir ici s'il le faut. J'ai besoin de cette info

Le dialogue de sourd continue un moment et excédée, elle lâche

- Bon je vais voir si je trouve un conseiller mais il vous recevra à l'acceuil et pas dans son bureau
- Il pourrait me recevoir dans les chiottes, du moment que j'ai mon info.

Finalement j'ai eu ce que je voulais. Mais à quel prix !



Voilà un des très nombreux exemples de ce que peuvent être les rapports avec Pôle Emploi. Et la recherche d'emploi dans tout ça ? Eh bien Pôle Emploi n'ayant pas le termps de s'en occuper, elle est sous-traitée à une entreprise extérieure (Adecco Parcours dans mon cas) avec un vrai conseiller avec qui on monte un vrai projet professionnel et qui ne considère pas le chômeur comme un fraudeur potentiel qu'il faut absolument sortir des statistiques par tous les moyens. Histoire qu'en très haut lieu nos chers politiques (le petit Nicolas et son Airbus à 180 Millions € avec baignoire sabot) puissent se féliciter devant les caméras des bons résultats obtenus sur le front du chômage.

Alors Kafka t'es bien gentil mais tu laisses jouer les grands...

jeudi 26 août 2010

Allo Houston

 ALOO HOUSTON ON A UN PROBLEME... PANNE GENERALE D'ORDINAT...

mercredi 4 août 2010

Une chanson à choper la foi...




Une chanson mythique du grand Leonard Cohen chantée par la non moins mythique Annie Lennox. Merci Nagui de nous offrir de tels moments de bonheur !

Well, I've heard there was a secret chord
That David played and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
Well it goes like this the fourth, the fifth
The minor fall and the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Well, your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight over threw ya
And she tied you to her kitchen chair
And she broke your throne and she cut your hair
And from your lips you drew the hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Baby I've been here before
I've seen this room and I've walked this floor, you know
I used to live alone before I knew ya
But I've seen your flag on the marble arch
And love is not a victory march
It's a cold and it's a broken hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Well, there was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show that to me, do ya?
But remember when I moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath we drew was hallelujah

Hallelujah , Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Well, maybe there's a God above
But all I've ever learned from love
Was how to shoot somebody who out drew ya
And it's not a cry that you hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah...

*******
J'ai entendu qu'il y avait un accord secret
Que David jouait et cela plaisait au Seigneur
Mais la musique te laisse tout à fait indifférente, N'est-ce pas
Ça fait un peu comme cela, la quarte, la quinte
L'accord mineur tombe et l'accord majeur s'élève
Le roi déchu compose Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves
Tu l'as vu se baignant sur la terrasse
Sa beauté et le clair de lune t'ont renversé
Elle t'a attaché sur sa chaise de cuisine
Elle a cassé ton trône et coupé tes cheveux
Et de tes lèvres elle a tiré Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Mon amour, je suis déjà venu ici
Je connais cette pièce et j'ai marché sur ce sol
Je vivais seul avant de te rencontrer
J'ai vu ton drapeau sur ton arche de marbre
Mais l'amour n'est pas une marche de victoire
C'est un Hallelujah froid et brisé

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Il fut un temps où tu me laissais savoir
Ce qui se passait vraiment dessous tout ça
Mais maintenant tu ne me montres plus jamais ça, N'est-ce pas
Mais souviens-toi du moment où je bougeais en toi
Et la sainte colombe bougeait aussi
Et chaque souffle que nous respirions était un Hallelujah

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...

Bien, il y a peut-être un Dieu là-haut
Mais tout ce que j'ai appris de l'amour
Était comment tuer quelqu'un qui t'as surpassé
Ce ne sont pas des pleurs que tu entends la nuit
Ce n'est pas quelqu'un qui a vu la lumière
C'est un Hallelujah froid et brisé

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah..

Kern devant la face Sud de la Meije

samedi 31 juillet 2010

Il est temps de réparer un oubli...


Souvenez-vous, le débat avait été vif pour savoir où c'était-y qu'il était le plus beau des tramways. D'aucuns penchaient pour Strasbourg, d'autres pour Lyon voire Marseille ou plus improbablement Bordeaux. En toute partialité et avec une mauvaise foi totalement assumée, j'avais péremptoirement décidé que les winners seraient Lyon, Marseille suivie de Strasbourg.

Or donc, je viens de recevoir un message du jeune Rodrigue Atut-Duqueure qui m'enjoint de m'enquérir auprès de sa bonne ville de Montpellier pour y découvrir ses trams. Vous aurez tous reconnu la série Citadis d'Alstom mais je dois avouer que je suis très agréablement surpris par la livrée des engins et surtout par la face avant.


Ce système de face avant propre à chaque ville me rappele le gag tiré des "Bronzés font du ski" où ce goujat de Gérard Jugnot, multipropriétaire d'un studio à Val d'Isère, vire la croûte des occupants précédents pour en accrocher une pire dans "l'espace d'expression personnelle"... Trêve de plaisanterie, j'aime beaucoup ce design, il a des petits airs de 787 Deamliner, le petit dernier de chez Boeing.


Voilà cher Rodrigue Atut-Duqueure, l'oubli est réparé et j'ai le grand plaisir de t'annoncer que le tramway de Montpellier fait désormais partie du grand top ten des plus belles réussites de France (C'est Super Dupont qui va être content !).


mercredi 28 juillet 2010

Anorak, anorak, est-ce que j'ai une gueule d'anorak ?

Je ne boude pas mon plaisir d'emmerder encore une fois bien profond l'hélicologiste d'opérette Arthus-Bertrand et de vous montrer du vrai chemin de fer, du qui fume, du qui couine et qui grince ! Et de vous parler par la même occasion d'une étrange frange de la population rosbeef qu'on appelle "les anoraks".

L'anorak est un passionné de trains, d'avions ou de locomobiles. Solitaire, boutonneux avec lunettes, il n'attache que peu d'importance à sa tenue vestimentaire et ne porte la plupart du temps qu'un parka informe (un "anorak" en anglais) sorti tout droit du surplus militaire local. D'où son surnom.

Dans les boums adolescentes (et plus tard dans la vie), l'anorak n'a aucun succès auprès des filles ("pas leur genre !") et il est souvent l'objet de moqueries de la part de ses congénères. Il se réfugie alors dans sa passion qui peut prendre les formes les plus inattendues et parmi elles le trainspotting.

Le trainspotting consiste à se placer quelle que soit la météo au bord d'une voie ferrée et de là à noter, photographier ou filmer tout ce qui roule. Bien sûr, plus le train est rare, plus la photo a de la valeur et plus le prestige de l'anorak enfle... Comme pour le tour de France, il y a des spots ferroviaires mythiques et la Lickey Incline entre Birmingham et Gloucester fait assurément partie de ceux-là. Construite en 1832 par Isambard Kingdom Brunel (mon héros !) cette rampe a vu s'époumoner tout ce qui a roulé ou roule sur les voies de feu British rail.


Le long de la rampe, vous serez pris par la poésie de deux class 66 décollant un train de charbon. Les deux fois 130 tonnes d'acier des grosses CC, les 6500 cv des diesels deux temps EMD 12-710 à plein régime qui donnent tout ce qu'ils ont dans les tripes... c'est wagnérien ! A mi-chemin, les roues grincent, la motrice de tête est à la limite du patinage. Vite, injecter du sable pour refaire de l'adhérence ! Enfin la Class 66 de pousse passe devant vous... Le mécanicien connaît son affaire, il n'a pas planté de chou ! Et là vous ne pouvez pas vous empêcher de vous dire : "Alors, heureuse ?".



L'un de mes plus beau souvenirs ferroviaires (oui, j'avoue, je suis trainspotter dans une vie parallèle...) me vient de Grande Bretagne, de la gare de Huntingdon exactement. Là, les rames diesel HST 125 pour Londres ou Manchester sont lancées à 200 km/h et passent dans une symphonie ahurissante de hurlements de turbos. Des vrais cris à la Ligeti... C'est grandiose, on frise l'extase ! Rhââââ lovely !

Voilà, j'espère maintenant que vous serez un peu plus "aware" quand vous verrez passer un train !

Au fait bande de petits chenapans, histoire de vous faire boire le calice jusqu'à la lie, l'illustration musicale est un extrait de la symphonie "Pacific 231" d'Artheur Honneger. Mwahahahahahahaha !

lundi 19 juillet 2010

Ici Londres...


"Ici Londres... Le géranium infuse dans la vodka. Je répète, le géranium infuse dans la vodka."

C'est le seul titre qui me soit venu à l'esprit pour vous présenter le Kalinin K-7, gigantesque protubérance volante soviétique des années 30. En effet, l'équipe d'ingénieurs emmenée par Konstantin Kalinin avait dû furieusement carburer à la vodka géranium des plus frelatées pour commettre ce bombardier lourd.


Cet aéroplane au look quasimodesque était un peu le mariage de la carpe et du lapin tant les caractéristiques techniques semblaient à la fois archaïques et modernes : Train d'atterissage fixe monumental dans lequel il était prévu d'installer des tourelles (vous avez bien lu !), sous-motorisation notoire malgré les sept moteurs mais par contre, solution d'avant garde de l'aile volante avec fuselage noyé dans une voilure de 2,3 m d'épaisseur et dérive bipoutre.



D'ailleurs, la version passager de l'avion prévoyait une cabine passager dans le fuselage mais aussi dans les ailes. Il faut dire qu'à l'époque, le Kalinin K-7 avait des dimensions hors normes : 53 m d'envergure, surface alaire de 454 m² (contre 313 m² pour un A330/A340).


Des essais en soufflerie furent effectués en 1928 et un prototype construit l'année suivante. Le premier vol eut lieu le 11 août 1933 mais malheureusement l'avion s'écrasa le 21 novembre de la même année, tuant 14 personnes. Le projet s'arrêta là.


C'est plus tard, vers les années 40 que les américains travaillèrent sur une aile volante dont l'octoréacteur Y 49-B était la phase la plus aboutie. De gros problèmes aérodynamiques firent entre autres capoter le projet et ce n'est que dans les années 90 que le bombardier stratégique B-2 reprit avec succès le concept, mais à quel prix !



On plaisante on plaisante mais Konstantin Kalinin ne devait pas aimer la vodka tant que ça car le concept d'aile volante est une des pistes d'avenir de l'aviation. En effet, l'A380 représente aujourd'hui  la limite technologique et aérodynamique de la solution classique fuselage + voilure supportant la motorisation.

Les super jumbos de demain seront probablement des ailes volantes voire des hydravions, à cause du manque de place dans les aéroports et de la résistance des pistes. D'ailleurs Airbus et Boeing et travaillent déjà sur ce concept et une maquette vole au Etats-Unis.

Prototype d'aile volante Boeing



Pistes de travail d'ailes volantes Airbus

Chose étonnante, un descendant au Kalinin K-7, encore plus gigantesque, aurait été préparé dans le plus grand secret...








Info ou intox ?

vendredi 16 juillet 2010

What a wonderful day...


Juste pour la beauté de l'image....